Systèmes de sécurité connectés : comment anticiper l’arrêt des réseaux mobiles anciens ?

octobre 24, 2026

Pour anticiper l’arrêt des réseaux mobiles anciens, vérifiez si vos systèmes d’alarme et équipements de sécurité communiquent encore en 2G ou en 3G, puis planifiez leur mise à niveau. En France, la 2G doit s’éteindre progressivement d’ici fin 2026 et la 3G d’ici 2028 ou 2029 selon les opérateurs.

Arrêt des réseaux 2G et 3G : quelles échéances prévoir ?

Les opérateurs réaffectent progressivement les fréquences utilisées par les réseaux 2G et 3G aux technologies plus récentes. Cette évolution répond notamment aux coûts de maintenance, à la disponibilité décroissante des composants et aux gains de performance énergétique de la 4G et de la 5G.

Les calendriers varient selon les opérateurs : Orange a engagé l’arrêt de la 2G en 2025, avec une extinction complète prévue en 2026. SFR et Bouygues Telecom visent également la fin de la 2G en 2026, tandis que la fermeture de la 3G est prévue entre 2028 et 2029 selon le réseau. Les dates locales et les étapes de déploiement doivent donc être vérifiées auprès de son opérateur.

Réseau Échéance indicative Point de vigilance
2G Extinction progressive jusqu’à fin 2026 Les équipements exclusivement 2G perdront leur connexion.
3G Arrêt progressif entre 2028 et 2029 Le calendrier dépend de l’opérateur.
4G et 5G Réseaux de remplacement La compatibilité doit être confirmée appareil par appareil.

Ces échéances concernent bien davantage que les téléphones. Les alarmes, transmetteurs GSM, dispositifs PTI-DATI et objets connectés installés depuis plusieurs années peuvent dépendre de ces réseaux pour transmettre une alerte.

Systèmes d’alarme concernés : repérer les dépendances

Un système d’alarme connecté utilise souvent une carte SIM ou un module GSM pour joindre un centre de télésurveillance, envoyer un SMS ou transmettre une notification à l’utilisateur. Si ce module ne fonctionne qu’en 2G ou en 3G, la centrale peut continuer à détecter une intrusion sans parvenir à signaler l’événement.

Le risque est parfois invisible lors d’un contrôle ordinaire : le clavier fonctionne, les détecteurs réagissent, mais le canal de transmission n’a pas été testé. Dans une petite entreprise, par exemple, une coupure de communication pourrait empêcher le centre de télésurveillance d’être informé d’une effraction ou d’un départ de feu. La sécurité connectée dépend donc autant de la détection que de la transmission fiable de l’alerte.

Pour établir un premier état des lieux, rassemblez les informations figurant sur la centrale et contactez l’installateur ou le fabricant. Ce guide sur la vérification de compatibilité d’une alarme avec la fin de la 2G peut aider à identifier les équipements à examiner.

Évaluer les risques et préparer un plan de transition

Sans migration technologique, les alertes peuvent cesser d’arriver en temps réel et la télésurveillance peut perdre son lien avec le site. La conséquence ne se limite pas à une gêne : lors d’un incident, un retard d’information complique l’intervention et fragilise la protection des occupants, des salariés et des biens.

Une démarche structurée permet de réduire ce risque. Pour chaque appareil, consignez son emplacement, son usage, sa technologie de communication, sa date d’installation et la personne responsable de sa maintenance.

  • Inventorier les centrales, transmetteurs, dispositifs PTI-DATI et objets connectés.
  • Vérifier la génération du modem, la carte SIM et les bandes de fréquences prises en charge.
  • Tester l’envoi d’alertes vers le téléphone et le centre de surveillance.
  • Prioriser les équipements critiques ou installés dans des sites isolés.
  • Programmer les travaux avant la fermeture du réseau utilisé.

Une entreprise disposant de plusieurs dépôts peut, par exemple, remplacer d’abord les transmetteurs 2G des sites sans présence permanente, puis traiter les autres bâtiments selon leur criticité. Un plan de transition avec dates, budget et tests de réception évite de découvrir une incompatibilité au dernier moment.

Ce diagnostic prépare le choix de la solution : une échéance identifiée n’est utile que si elle débouche sur une migration vérifiée.

Choisir une solution compatible avec les réseaux récents

La 4G est une option courante pour renouveler les transmetteurs : elle est largement déployée et permet d’acheminer les données d’alarme. Certains appareils destinés à la connectivité IoT utilisent aussi LTE-M ou NB-IoT, conçus pour des objets à faible consommation. La 5G peut convenir à des équipements compatibles, mais elle ne constitue pas automatiquement la solution adaptée à chaque centrale.

Selon le matériel, plusieurs voies sont possibles : remplacer le module de communication, installer un adaptateur validé par le fabricant, ou renouveler l’ensemble du système. Le simple changement de carte SIM ne suffit pas si le modem embarqué ne prend pas en charge la 4G. Avant intervention, confirmez la compatibilité avec l’installateur, l’opérateur et le centre de télésurveillance.

Pour les sites où la continuité de service est déterminante, des solutions hybrides peuvent combiner plusieurs modes de transmission, par exemple le réseau mobile et une connexion filaire ou Wi-Fi. Elles renforcent la sécurité des communications, sous réserve de tester le basculement et de vérifier l’alimentation de secours.

La meilleure technologie est celle qui s’intègre au système existant, répond aux besoins du site et reste maintenable dans la durée.

Valider la migration et préserver la continuité de service

Une fois le matériel mis à niveau, réalisez un test complet plutôt qu’un simple contrôle de signal. Déclenchez une alerte prévue avec le prestataire, vérifiez sa réception par le centre de télésurveillance et confirmez que les notifications parviennent aux bons contacts. Notez les résultats et conservez les références des nouveaux équipements.

La même vigilance s’applique aux dispositifs PTI-DATI et aux téléphones professionnels dotés d’une application de protection : il faut contrôler la compatibilité réseau, mais aussi les fonctions d’alerte, la couverture sur les lieux de travail et l’autonomie. Un appareil récent mal configuré peut laisser un travailleur isolé sans assistance effective.

Pour compléter ce contrôle, les responsables peuvent consulter les conseils de diagnostic des équipements d’alarme concernés par l’arrêt de la 2G, puis demander une vérification professionnelle si les caractéristiques du transmetteur restent incertaines. La continuité de protection repose sur une compatibilité confirmée et des essais documentés.

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